mercredi 18 janvier 2017

Le RQCALACS a exclu un groupe-membre qui ose soutenir les hommes…

Incroyable, mais vrai, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) a décidé d’excommunier l’an passé l’un de ses groupes membres, le CALACS Unies-Vers-Elles, pour avoir osé braver la doxa de leur alma mater. 
RQCALACS : pour femmes seulement...
En effet, cet organisme dissident a commis l’hérésie d’offrir ses services aux victimes masculines d’agressions sexuelles des trois municipalités régionales de comtés qu’il dessert, soit Athabaska, Bécancour et Érable.  Le RQCALACS n’allait pas laisser passer pareil outrage et l’a exclu !

Le CALACS insoumis n’est cependant pas le premier à offrir des services aux hommes.  Celui de Vallée-de-la-Gatineau, à Maniwaki, et celui de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, l’avaient précédé et, anticipant sans doute l’exclusion de leur regroupement, avaient pris les devants et s’étaient poussés d’eux-mêmes…

Bien que reconnaissant que les femmes restent majoritaires parmi les victimes, Lise Setlakwe, porte-parole de l’organisme, déclare : «Nous, en tant que femmes, avons des enfants, des garçons et des filles. Nous avons des conjoints et nous souhaitons qu'ils reçoivent des services qui leur permettront de survivre aux impacts des agressions sexuelles.»
« Pas le bon sexe… »
Il est à souligner que c’est l’organisme Centraide, et non une instance gouvernementale, qui finance le volet de soutien aux victimes masculines d’agressions sexuelles.  Isabelle Dionne, directrice générale de Centraide Centre-du-Québec, n’allait pas manquer de souligner le singulier courage des dissidentes :
«Je salue votre audace. Après toutes ces années de féminisme, on ne peut laisser quelqu'un dans l'ombre parce qu'il n'a pas le bon sexe. »  
Et vlan, RQCALACS !  De là à affirmer qu’il est sexiste de laisser les hommes agressés de côté, il n’y a qu’un pas, que, pour ma part, je n’hésite pas à franchir.
Un regroupement traditionnellement hostile aux hommes…
Les « privilèges » rendent sans doute malheureux...
Il y a pourtant fort à parier que le RQCALACS, subventionné par l’État et qui détient un poids politique non négligeable, se serait gendarmé contre tout soutien gouvernemental aux hommes.  Rappelons que cet organisme a fait partie, en 2005, des signataires du mémoire intitulé Comment fabriquer un problème, qui contestaient les conclusions du rapport Rondeau sur la manque et l’inadéquation des ressources « offertes » à la gent masculine.
Au RQCALACS, s’était joint alors La Fédération des femmes du Québec, la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté au Québec, la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées au Québec, l’R des centres de femmes du Québec, le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes et le Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale, parmi une quinzaine d’instances féministes subventionnées.
Quand on constate à quel point les groupes féministes sont depuis longtemps hostiles aux hommes et à leurs problèmes, il est plus facile de mesurer l’audace de la modification importante du mandat du CALACS Unies-Vers-Elles.  Nul doute que les militantes de cet organisme ont compris que, pour être humaniste, et non seulement féministe, il faut reconnaître que l’humanité réuni les deux sexes…

mardi 17 janvier 2017

France : la criminalisation du client précarise les prostituées. Surpris ?

C’était écrit dans le ciel. Une évidence incontournable. Il était impossible de ne pas voir venir le – ou les – coup. La victoire des idéologues abolitionnistes en France a de plus en plus un gout amer. Il était pourtant si prévisible que la criminalisation du client de la prostitution aurait davantage d’effets pervers que la légalisation de ce choix professionnel controversé.

La prostitution peut être un choix professionnel.
Cette réalité, si énervante pour nos féministes chéries, doit être prise en considération par les pouvoirs publics et par le législateur, optique qui n'a pas été retenue par la France quand, emboîtant le pas à la Suède, elle a décidé de criminaliser le recours aux services des prostituées. 

Or, la Suède se targue d’avoir fait diminuer de moitié la prostitution de rue depuis l’instauration de cette disposition légale en 1999. La prostitution de rue, je veux bien, mais qu’en est-il de la prostitution… tout court ? Les autorités et le gouvernement suédois ont-ils envisagé la possibilité que la moitié disparue de leur écran radar en soit réduite à la plus dangereuse clandestinité ?

En France, à Paris, plus précisément, des prostituées sont victimes d’agresseurs en série mais redoutent de porter plainte, de peur de perdre leurs clients. Certaines gardent le silence parce qu’elles sont sans papiers et ne parlent pas français. 

Des travailleuses du sexe chinoises, ayant porté plainte, ont vu les policiers arrêter leur proxénète et fermer leur établissement, les privant ainsi de leur gagne-pain.  Mais c’est la pénalisation du client qui est montrée du doigt comme étant la pire entrave au métier de prostituée comme l’indique cet article : 

« Le vote de la loi prostitution en avril, « semble avoir plutôt favorisé les violences à l’égard des prostituées qu’accru leur protection », souligne le rapport.

« Depuis lors, les clients sont passibles d’une amende de 1 500 €, pouvant monter à 3 750 en cas de récidive. Ce qui a causé leur raréfaction et une paupérisation des travailleuses du sexe. Par ailleurs, les clients qui restent sont eux plus enclins à négocier les prestations à la baisse ou le port du préservatif, selon ces associations.


« Les prostituées sont devenues tellement précaires du fait de la pénalisation du client que certaines ont accepté des rapports avec d’anciens agresseurs en espérant qu’ils seraient moins violents », s’étrangle Mme Maffesoli. »


La puissance d’un lobby toxique…


Avant que la France ne commette la même erreur que la Suède, un écrivain, réalisateur et chanteur, Antoine No Lastname, auteur de Délivrez-nous des dogmes, un essai dénonçant l’abolitionnisme, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les dangers de ce choix aveugle et dogmatique en citant l’exemple du Danemark, qui s’était dissocié de l’optique répressive de sa voisine suédoise :

« Or, son voisin le plus proche (de la Suède), le Danemark, après avoir étudié le bilan du "modèle nordique", ce pays a décidé de ne pas le suivre, car il n'améliorait en rien la situation des sexworkers, et a renoncé à pénaliser le recours à la prostitution; une étude financée en 2010 par le gouvernement danois avait clairement conclu que "la prostitution ne peut pas être traitée comme une entité monolithique et homogène" et que "de nombreux travailleurs sexuels ont choisi leur profession, ils n'y ont pas été contraints." »

Étonnamment, même le gouvernement français allait dans le même sens il y a quelques années à peine, soulignait alors Antoine :

« Et puis à quelques jours des fêtes (en 2012), c'est le gouvernement français qui a publié un rapport révélateur de l'Inspection Générale des Affaires sociales, qui , pour la première fois en France, abordait sans a priori le problème, et déclarait à son tour "qu'il n'y a pas une mais des prostitutions" et que "les seules données disponibles (ne concernent) que la seule prostitution de rue, et ne saurai(en)t être extrapolé(es)", infirmant en cela les chiffres alarmistes proclamés par les abolitionnistes. "La commission a relevé des degrés très variables dans la contrainte ou au contraire dans la liberté" et choisi de souligner la part de libre arbitre dans le choix de cette profession (…) »

Comment expliquer, après pareils constats, marqués au coin du bon sens, que l’État français ait succombé à la dérive suédoise ? Il faut que le lobby féministe abolitionniste soit bien puissant pour avoir entraîné un choix de société aussi consternant. No Lastname n’a pas hésité à dénoncer ces idéologues en termes aussi judicieux que lapidaires : 

« En réalité, les mouvements abolitionnistes, qui prétendent vouloir venir en aide aux prostitué(e)s, sont en très grande part responsables de l'ensemble des maux, violence, précarité, vulnérabilité à l'exploitation, stigmate, qui frappent cette profession. Quand ces mouvements cherchent à vous apitoyer en dénonçant les terribles conditions de travail des prostituées, les attaques dont elles sont victimes, leur espérance de vie plus courte que celle des autres personnes, ils oublient de dire que ce sont eux, et les règlements prohibitionnistes qu'ils ont érigés et qu'ils proposent encore d'aggraver, qui sont la cause directe de toutes ces souffrances. »

Et vlan ! Que dire de plus ? Comment ne pas comprendre, à la suite de l’exemple parisien, à quel point Antoine avait raison. Les fanatiques abolitionnistes reconnaîtront-ils l’étendue de leur erreur ? J’en doute fortement.

Chez ces biens pensants, l’obsession du dogme l’emportera toujours sur les cruels démentis de la réalité. Voilà une raison parmi tant d’autres pour laquelle il faudra, tôt ou tard, que l’État français et même, tout État occidental, en arrive à séparer le féminisme de l’État pour en finir avec l’obscurantisme mortifère de la grande roseur.

lundi 16 janvier 2017

The red pill : les gestapounes saboteront-elles la présentation de Montréal ?

Entendu parler du documentaire The red pill, de Cassie Jaye ?  Non ?  Il s’agit de ce film qui, à l’origine, devait présenter les méchants « masculinistes » américains comme le font ordinairement les féministes militantes : des êtres misogynes, rétrogrades, violents et oppresseurs.  Quelle ne fut pas la surprise de Mme Jaye de constater, en cours de tournage, que les militants qu’elle a rencontrés étaient au contraire pondérés, articulés, hommes de famille aimants, bref, des antithèses de ce que les activistes qui finançaient son documentaire voulaient présenter.

Cassie Jaye
Le tort principal de ces hommes est de vouloir sensibiliser le public et les élus sur les problématiques majoritairement masculines que sont le suicide, le décrochage scolaire, l’itinérance, le manque de ressources psychosociales, la justice familiale misandre ou les accidents du travail…  De vrais monstres !  La documentariste allait changer son fusil d'épaule...

Réaction prévisible

Évidemment, la volte-face de Mme Jaye devait entraîner des dommages collatéraux : les féministes qui commanditaient le documentaire ont retiré leur appui financier au projet et ont fait de pieds et des mains pour en contrecarrer la réalisation.  Ayant échoué dans cette tâche condamnable, elles s’affairent maintenant à en empêcher la diffusion.  Cet incident démontre, comme si besoin était, que le féminisme est un mouvement farouchement, voire pathologiquement, antidémocratique.  Tant que vous hurlez avec les louves, pas de problème, mais si vous faites bande à part…

Imaginez, en décembre, il a fallu que le film soit présenté dans une autre salle que celle prévue, en raison de l’hostilité des militantes qui traitaient d’inoffensifs spectateurs de nazis.  Et un point Goldwin !  En Australie, la projection prévue à Melbourne a été annulée.  Les féministes sont allées jusqu’à faire circuler une pétition en vue d’empêcher la diffusion du film, et même l’arrivée de Mme Jaye au pays !  Même scénario en Angleterre, mais qui n’a pas porté ses fruits.  Peut-on imaginer attitude plus intolérante, plus barbare et plus… stupide ?

J’ai déjà fait état de nombreuses exactions du genre dans un billet paru dans le Huffington Post… qui a fermé mon blog sous les pressions des féministes. 

J’y mentionnais le cas d’Erin Pizzey, fondatrice de la première maison d’hébergement pour femmes battues en Angleterre, qui avait eu le malheur de publier un livre intitulé Prone to violence, dans lequel elle affirmait que les femmes étaient autant sinon plus violentes que les hommes.  Les librairies qui le vendaient ont été saccagées et Mme Pizzey a dû être accompagnée d’une escorte policière devant les alertes à la bombe qui la menaçaient à son domicile…

Sophie Torrent, auteure de L’homme battu, évoquait de son côté les menaces de mort proférées à des chercheuses universitaires européennes étudiant la violence subie par les hommes.   Ces activistes réalisaient-elles à quel point elles validaient, par leur propre hystérie destructrice, les points de vue de ces auteures ?

Même au Québec…

Le Québec non plus n’est pas à l’abri de la vindicte des gestapounes.  Je citerai deux exemples tirés de mon billet :

« Plus près de nous, au Québec, le psychologue et hoministe Yvon Dallaire devait devenir la cible d'une attaque en règle en 2005 pour avoir organisé le deuxième congrès Paroles d'hommes traitant de ce sujet blasphématoire qu'est la condition masculine. Des autobus furent nolisés à partir de l'UQÀM, mecque universitaire féministe bien connue et ultra-subventionnée. Des militantes et utérhommes chargés à bloc vinrent vandaliser les lieux du congrès tenu à l'université de Montréal. Bien que des vitres volèrent en éclat, aucune arrestation ne fut effectuée, les féministes bénéficiant d'une immunité tacite.

Serge Ferrand
« Peu après, des militantes toujours aussi survoltées vinrent agresser la documentariste Serge Ferrand et sa famille à domicile tandis que ce réalisateur présentait une projection privée de son film-choc intitulé La machine à broyer des hommes. »

François Brook, philosophe et auteur, présent sur les lieux, a décrit ainsi l’incident :

«Violence verbale, violence nauséabonde par bombe puante, violence auditive avec leurs porte-voix à plein régime, barrage de l'accès à son logement privé, vocifération rageuse, trouble de la paix publique, insulte, mépris, intimidation, violation de domicile, incitation à la violence, bousculade, agression physique et tentative de vol de ma caméra, tout y était. Ces féministes radicales n'ont rien épargné à Serge Ferrand et à ses invité(e)s. Ceux qui prétendent que les femmes, prises en bloc, sont des anges de douceur ne pourront plus jamais me convaincre. Jamais je n'ai vu le quart de la demie du dixième d'une telle rage adressée personnellement à des féministes par des masculistes. Si c'était le cas d'ailleurs, ils se feraient tous incarcérer.»

La rage de faire taire…
Dans une perspective beaucoup moins dramatique, j’ai dû faire face, moi aussi, à la rage de faire taire tout discours critique envers le féminisme militant.  Entre autres exemples, après la fermeture de mon blog au Huffington Post, j’ai subi l’an dernier /la colère bien pensante de la Coalition contre les radios poubelles qui avait interpellé le public afin qu’il boycotte les commanditaires de l’émission de Richard Martineau, à CHOI-FM. L’animateur avait commis l’outrage médiatique de m’inviter, moi, sombre « masculiniste »…  Quelle horreur !
Cette fin de semaine, The red pill sera présenté, du moins on l’espère, au Rialto, à Montréal.  Les féministes feront-elles à nouveau la preuve de leur intolérance, de leur violence et de leur fanatisme ?  Les paris sont ouverts.  Au moment de la chute inévitable de ce mouvement aussi puissant que maladroit, ses représentantes admettront-elles qu’elles auront été, par leur délire même, les premières responsables de leur déclin ?  On peut en douter, bien que la lucidité suive plus souvent une catastrophe qu’elle ne la précède, a déjà écrit un auteur… 

vendredi 2 décembre 2016

Faut-il fusionner la Condition féminine et l’Office des personnes handicapées ?

La question, en apparence insolente, se pose tout de même si l’on considère que Mme Lise Thériault, vice première ministre et ministre responsable à la Condition féminine, vient d’annoncer une subvention de 200 000 $ au Groupe Femmes, Politique et Démocratie afin que cette instance soutienne et outille les femmes désireuses de se lancer en politique municipale.

Toutes femmes seraient handicapées, selon la ministre ?
Selon cette femme d’expérience, dont l’opinion compte puisqu’elle a un passé de femmes d’affaires en plus d’être elle-même politicienne, la gent féminine ne peut compter sur son seul mérite ni sur ses seules compétences pour  réussir dans ce domaine inquiétant infesté de testostérone.  Il faut soutenir leur progression chancelante sur les sentiers escarpés et sillonnés de périls de la politique municipale.

En comparaison, les hommes, semble croire la ministre, demeurent autonomes, débrouillards, combattifs, ingénieux, stratégiques, extrovertis, communicatifs, désinhibés, charismatiques, bons orateurs, habiles à ramasser des fonds, brefs, incontestablement supérieurs à leurs consœurs politiciennes dont la faible représentation, à peine 20 %, parlerait d’elle-même.

Les hommes ont-ils besoin de programmes spécifiques, eux ?

La ministre semble si désespérée de la faible représentation féminine en politique municipale qu’elle a même déclaré vouloir admettre les femmes en tchador, contre l’avis déjà exprimé par Philippe Couillard lui-même.  Faut dire que de telles femmes, si peu autonomes qu’elles vont jusqu’à souscrire à une religion qui les méprise, démontrent un besoin criant d’aide psychologique. 
 
Mais nous faut-il davantage d’incompétents en politique municipale que nous en avons déjà ?  Des femmes, islamiques ou non, qui ne savent pas s’organiser par elles-mêmes en vue d’une élection seront-elles en mesure, dans l’éventualité improbable où elles seraient élues, d’assumer les fonctions de conseillère, voire celles plus exigeantes de maire ?

Soulignons que Mme Thériault doit elle-même son premier ministère, celui de l’Immigration, à une spectaculaire mesure de discrimination positive, mise en place par Jean Charest, qui avait instauré une parité ministérielle cosmétique et électoraliste à partir d’une députation à seulement 25 % féminine.

Tout à fait le mandat de l’OPHQ…

Devant l’opinion de la ministre à l’effet que de si faibles compétences en politique municipale nécessitent un soutien des femmes à même les fonds publics, ne serait-il pas judicieux, afin d’éviter les dédoublements d’avec des ressources déjà existantes, d’envisager la fusion du Secrétariat à la Condition féminine avec l’Office des personnes handicapées du Québec ?

Il suffit d’examiner le mandat de l’OPHQ pour s’en convaincre :

« L’Office a pour mission de veiller au respect de la Loi et de s’assurer que les organisations poursuivent leurs efforts à l’égard de la participation sociale des personnes handicapées. »
 
Me semble que nous sommes au cœur du sujet, non ?

«Il exerce ainsi des responsabilités de promotion, de coordination, de conseil et d’évaluation. De plus, il informe, conseille, assiste et fait des représentations en faveur des personnes handicapées et de leur famille, tant sur une base individuelle que collective. » 

Lise Thériault devrait-elle recommander la fusion ?
Comment le Secrétariat à la Condition féminine pourrait-il se dissocier de pareille perspective ?

« L’Office exerce sa mission en collaboration avec les organismes voués à la promotion des intérêts des personnes handicapées, l’ensemble des dispensateurs de services destinés aux personnes handicapées (ministères, organismes publics, réseaux de services), les acteurs majeurs influençant la participation sociale de cette population (municipalités, entreprises) et le milieu de la recherche. »

Pourquoi un Secrétariat à la Condition féminine quand l’OPHQ remplit déjà exactement le même mandat, incluant le plan municipal ?

« Les interventions de l’Office visent tous les secteurs de la vie scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées, peu importe leur type d’incapacité. »

Ici on oublie la conviction religieuse pour tenir compte du tchador si cher à Mme Thériault, mais bon, l’expression « peu importe leur type d’incapacité » parle d’elle-même et englobe ce handicap tant vestimentaire qu’idéologique.

Une question s’impose néanmoins : est-ce que le fait d’être une femme constitue en soi un handicap aux yeux de la ministre ?  Et se peut-il qu’en considérant la gent féminine comme un groupe de personnes handicapées, Mme Thériault fasse preuve de misogynie ?  Intéressant questionnement, n’est-ce pas, concernant une élue qui prétend respecter les femmes ?

lundi 28 novembre 2016

Quitter le patriarcat, c’est possible, mais…

… Il faut être déterminées, Mesdames.  Si pour vous, le méchant patriarcat est la source de tous les maux qui affligent les femmes, il est grand temps de vous prendre en main, de redresser l‘échine, et de marcher, telles des amazones érogènes des temps modernes, vers votre libération imminente. 

L'auto, invention sataniquement phallocrate...
Comme le patriarcat ne vous aura jamais offert que souffrances et frustrations, votre tâche s’en trouvera grandement facilitée.  À vrai dire, on peut se demander pourquoi vous n’y avez pas songé auparavant...

Pourquoi ne pas commencer par quitter la ville qui vous emprisonne, et vous diriger gaillardement vers les horizons arc-en-ciel de votre libération anticipée ?  Vite, faites vos valises, sautez dans votre auto, et quittez pour toujours cet environnement phallocratique qui brime si implacablement votre féminitude !  

Mais voilà, vous ne pourrez pas utiliser ce moyen de locomotion…

C’est en effet un nommé Édouard Delamare-Deboutteville, un homme, qui a inventé le premier modèle à essence en 1883.  Vous n’allez tout de même pas vous abaisser à recourir à un véhicule créé par l’ennemi pour faire reculer la société oppressive qui lui a permis pareille invention ?  Même si vous preniez le taxi, ou faisiez du pouce, vous seriez tout autant piégées par le patriarcat.

Vous ne pourriez pas davantage demander conseil à des amies en utilisant le téléphone et l’ordinateur, le premier ayant été inventé par Alexandre Graham Bell et le second par Alan Turing.  Et puis, ces appareils fonctionnent à l’électricité, découverte par Thomas Edison.

Bon, abandonnons auto, téléphone, ordinateur et électricité pour le vélo, un moyen de transport si près de la nature.  Manque de pot, c’est Karl Drais Von Sauerbronn qui a présenté la première bicyclette à Paris en 1818.  Frustrant, non ?

Et même si vous aviez pu vous rendre à vélo à votre aéroport le plus proche, devinez qui a inventé l’avion ?  Plusieurs contributeurs et… tous des hommes, verrat de verrat ! Clément Ader, Otto Lilienthal, Alberto Santos Dumont et les frères Wilbur et Orville Wright restent les figures de proue de la naissance de l’aviation.  

Du côté des bateaux, vous ne serez pas plus avancées puisque le premier bateau à vapeur a été créé en 1769 par James Watt.  Dure, dure, la vie de militantes féministes, encerclées par tant d’innovations masculines…

Même dans le confort trompeur de votre domicile, le réfrigérateur, inventé par Karl Von Linde, la cuisinière électrique, créée par William Hadaway, la machine à laver, inventée par James King, et la sécheuse, créée par George T Sampson, dardent vers vous leurs ondes patriarcales.  Comment survivre, entourées de tant de forces démoniaques ?

Même le lazy-boy n'est pas lazy-girl...
Et que dire de toutes ces trouvailles sataniques que sont la pénicilline, le condom, le grille-pain, la montre, la pilule contraceptive, le scooter, le ventilateur, le four à micro-ondes, la télévision, la radio, le CD et le DVD, la lampe électrique, le climatiseur, l’humidificateur, le déshumidificateur, et tant d’autres objets usuels qui vous encerclent comme autant de dangers potentiels ?

Découragées, il ne vous restera plus, Mesdames, qu’à vous laisser choir dans votre lazy-boy.  Mais non, ça non plus, vous ne pourrez pas le faire : Edward M Knabusch et Edwin J Shoemaker ont inventé ce fauteuil…

mercredi 2 novembre 2016

Goldwater fera-t-elle entrer « misandrie » dans notre vocabulaire ?

Il y a longtemps qu’Anne France Goldwater se répand publiquement en propos injurieux et méprisants envers les hommes sans se voir le moins du monde inquiétée ni sanctionnée. Une femme qui insulte les hommes, c’est tellement cool, si authentique, si rafraîchissant... 

A F Goldwater, celle par qui la misandrie arrive...
Un homme qui s’en permettrait autant envers les femmes se verrait lynché publiquement, tant dans les médias officiels que sociaux. Pire, un homme qui s’en permet infiniment moins que la multicolore avocate se fait déjà lyncher publiquement, tant dans les médias officiels que sociaux, quand ce n’est pas par nos dirigeants s’il compte parmi nos élus.

Demandez à l’humoriste Jean-François Mercier, pour son gag sur les allumeuses, à l’ancien ministre Robert Poëti, désavoué par son chef pour une blague insignifiante sur les femmes et le magasinage, ou à Guy Ouellette, président de la Commission des institutions au parti libéral, qui avait présenté ainsi sa collègue Marie Montpetit, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Conseil exécutif :

«Monsieur le premier ministre, on avait besoin d’une touche féminine pour notre première partie de crédits. Mme la députée de Crémazie, à vous la parole .» 

Il n’en fallait pas moins pour que l’opposition officielle, chauffée à bloc par la porte-parole péquiste de la condition féminine, Carole Poirier, joue les vierges offensées : « Ils (l’opposition) reprochent au président de la Commission des institutions d’avoir employé des propos sexistes pour présenter sa collègue Marie Montpetit, jeudi, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Conseil exécutif. »
 

Et voilà quel genre de niaiseries sans importance, ni conséquences, quel type de commentaire sans malice, peut attirer sur un homme les foudres d’une bien pensance hystérique et idiote. Un exemple parmi tant d’autres…


La misandrie, cette inconnue…

Lors d’un passage datant de 2011 à Tout le monde en parle, AFG était déjà tombée à bras raccourci sur « les » hommes, les traitant de « petites têtes » et de « bâtards ». S’agissait-il de la touche féminine à laquelle faisait galamment allusion Guy Ouellette ? Plus vraisemblablement d’une frappe féministe !


Christiane Charette, complaisante...
Je n’ai jamais retrouvé le lien, et je le déplore, mais je me souviens d’une autre émission, animée par Christiane Charette, où l’avocate avait affirmé, sous les rires niais de l’animatrice, que pour les hommes, faire l’amour représentait une tâche aussi prosaïque que de déféquer ou d’uriner. Le choix des mots était autrement plus vulgaire que la narration que je viens de faire. Mme Goldwater démontre plus de respect pour les pitbulls que pour les hommes…

« Un langage de misandrie éhonté »

Enfin, le mot d’autant plus tabou au Québec qu’il désigne une réalité par trop répandue est lâché : misandrie, ou haine ou mépris des hommes. C’est à deux avocats que l’on doit d’avoir enfin entendu ce terme sur la place publique alors qu’ils viennent de déposer une plainte cent fois méritée contre AFG au syndic du Barreau du Québec pour les propos haineux, grossiers et stupides qu’elle a tenus au cours des émissions Tout le monde en parle et Salut Bonjour.


L’un des plaignants, Marc-Antoine Desjardins, n’y est pas allé de main morte au cours d’une entrevue donnée à Benoît Dutrizac sur les ondes du FM 98,5 :


«Lors de l’émission Tout le monde en parle de dimanche 23 octobre, l’avocate a tenu des propos vraiment déplacés par rapport aux hommes, a affirmé M. Desjardins. Son faciès, ses gestes, ses clins d’œil, [donnaient] l’impression qu'on était devant une matante vicieuse, ou encore une matante cochone comme on a pu lire dans certains journaux.

«(...) Celle-ci, c’est la meilleure : "Les hommes sont utiles pour quelque chose, mais pas nécessairement pour grand-chose". Un homme, avocat de surcroît, aurait dit la même à propos des femmes, c'est certain qu' il y aurait eu une plainte en moins de 24 heures. Rappelez-vous l’histoire de Marcel Aubut…»


Aux yeux de l’avocate, les hommes useraient d’un langage agressant envers les femmes «parce qu’ils sont des agresseurs». Il faut développer des trésors d’imagination pour ne pas voir, dans cette perspective, Mme Goldwater en agresseuse…


«Ce ne sont pas seulement des propos dégradants à l’endroit des hommes, a renchéri Marc-Antoine Desjardins. Ils sont tenus par une avocate qui a un devoir de réserve en toute circonstance selon le code de déontologie.»


M Desjardins ajoute fort à propos qu’ « elle ne peut pas taper sur les hommes en employant un langage de misandrie éhonté. Là, on doit appliquer une limite. Les droits des uns commencent où ceux des autres s’arrêtent…»


AFG pense-t-elle aux impacts de ses injures ?
Ce qui m’étonne, ce n’est pas que des êtres tels que Mme Goldwater sévissent comme elle le fait, mais bien que nos gérants d’estrades et autres social justice warriors ferment leur trappe à hauts cris quand vient le temps de dénoncer des propos de haine, de sexisme et de bêtise inexcusables.

Oui, il est temps que « misandrie », soit la haine ou le mépris envers les hommes, et « misandre », soit l'individu, homme ou femme, qui l'exprime, deviennent des mots qui fassent partie intégrante de notre vocabulaire. 

Un problème bien posé est à demi résolu...

lundi 31 octobre 2016

Marketing militant et gogos de la « culture du viol »…

S’il existe un phénomène qui m’exaspère plus que tout par les temps qui courent, c’est bien la naïveté fanatique avec laquelle un nombre par trop imposant de citoyens achète, sans réflexion ni esprit critique, les dogmes les plus farfelus, pour peu qu’ils présentent un vague vernis de vraisemblance. 

Des gogos contre la  culture du viol »...
« La culture du viol », doctrine féministe à la mode, particulièrement à l’approche de la neuvaine de men bashing qui débutera ce 25 novembre, reste un exemple flagrant de cette dérive tant intellectuelle qu’émotionnelle.

Pour la bonne compréhension de cette chronique, je citerais la définition que Wikipédia présente de ce qu’est un gogo : « Dans le langage populaire, un gogo est une personne crédule qui, par exemple, se laisse prendre facilement aux canulars et peut même devenir le dindon de la farce. » Dindons de la farce, voilà une autre expression sur mesure pour les citoyens, intervenants sociaux, journalistes et chroniqueurs qui adhèrent aveuglément à cette ineptie.

Féminisme à gogos

Il existe souvent une part de vérité dans les dogmes militants. Oui, il y a des agressions sexuelles au Québec, bien que leur nombre ait considérablement diminué depuis 40 ans, n’en déplaise aux Centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel. Oui, il y a encore trop d’imbéciles qui croient sans discernement la victime responsable de son agression et qui dédouanent l’agresseur. Au point où ces comportements constituent la norme au Québec ? Faut-être un peu idiot ou de mauvaise foi pour gober pareilles litanies. Un gogo, quoi…

Mises en scène féministes

Dans une autre vie, j’ai travaillé et milité pendant 12 ans dans des organisations communautaires et populaires mauriciennes. J’y ai côtoyé suffisamment de représentantes de groupes féministes pour savoir à quel point ces activistes savent se servir des médias et monter en épingle des événements qui servent leur « cause ». À l’approche du 25 novembre, ces aventures, parfois créées, s’accompagnent de demande de financement… et ça marche !

Prenez la crise des femmes autochtones de Val d’or, l’an dernier. Le reportage de Radio-Canada était filmé depuis des mois quand il a été diffusé à l’approche de la neuvaine féministe. Bon sens du timing.

C’est après le psychodrame collectif qui a mené à la condamnation publique et sans procès de policiers de la SQ et à leur désaveu de la part d’une ministre de la Sécurité publique en larmes, qu’on apprenait que le toit de l’amitié, l’organisme même qui avait collaboré avec la société d’État, s’était vu promettre une subvention de 6,1 M $ par le premier ministre du Québec. Jouer sur les émotions de la plèbe en utilisant les médias peut s’avérer rentable...

Léa Clermont-Dion : coup publicitaire
Cette année, les événements suscités ou montés en épingle étaient nettement moins sensationnels. Et pourtant, l’hystérie des gogos a de nouveau atteint des paroxysmes insoupçonnés. D’abord, il y a eu la comédie dramatique suscitée par Léa Clermont-Dion autour de la facétie douteuse, mais pas dangereuse, d’un blogueur à propos de Marc Lépine qui, de l’au-delà, aurait mis à jour sa liste de victimes en s’inspirant des célébrités féminines citées dans le livre au succès commercial incertain de la même féministe.

Ensuite, est survenue la série d’entrées par effraction par un étudiant étranger en vue, parait-il, de commettre des agressions sexuelles.  Il est pour le moment impossible de déterminer si des agressions ont été commise et, si oui, quelle a été leur gravité.

Nul doute qu'il doive être hautement perturbant de se voir réveillée en pleine nuit par un intrus hostile, mais de là à se voir qualifiée de « survivante » par des groupes féministes, il y a une dramatisation qui finit par banaliser leurs situations en présentant déjà de simples plaignantes comme des victimes d'agressions sexuelles graves.     


La vedette…

C’est d’ailleurs au cours d’une manifestation en soutien aux « survivantes », qu’Alice Paquet allait écrire une nouvelle page du féminisme militant par une déclaration « spontanée » de soutien aux « victimes », assortie des accusations d’agressions sexuelles que l’on sait, portées contre le député libéral Gerry Sklavounos. 

De méchantes langues pourraient soupçonner des calacs, « spécialistes » en intervention envers les victimes féminines d’agression sexuelles, d’avoir orchestré en coulisse cet élan solidaire, mais il n'existe aucune preuve formelle.

Malgré l’amoncellement de déclarations contradictoires - et même plus - de Paquet et l’annonce que les effractions à l’université Laval étaient moins sérieuses qu’anticipées, une manifestation dénonçant la fameuse « culture du viol » réunissant un millier de gogos a eu lieu. 

Alice Paquet, personnalité féministe de l'année ?
Le Regroupement québécois des calacs en a profité pour se manifester ouvertement : « La coordonnatrice du regroupement, Nathalie Duhamel, réclame de l'aide financière du gouvernement ainsi qu'une campagne de sensibilisation sur la notion du consentement. Elle déplore que le nombre de victimes faisant appel à leurs services grimpe, et que certaines d'entre elles se voient placées sur des listes d'attente, faute de ressources suffisantes pour répondre à la demande. » Les agressions sexuelles sont pourtant en baisse depuis quarante ans…

Ce formidable coup de publicité a eu les effets escomptés, comme l’annonçait la Presse canadienne dans les jours qui ont suivi :

« Dans la foulée de l'affaire Sklavounos et des agressions sexuelles survenues à l'Université Laval, le gouvernement du Québec annoncera ce matin l'injection de 44 millions de dollars sur cinq ans pour financer 55 actions dans le cadre de sa Stratégie pour contrer les violences et l'exploitation sexuelles (2016-2021).

Des 44 millions annoncés, 26 millions constituent de nouveaux crédits qui s'ajoutent aux 18 millions déjà prévus à l'enveloppe budgétaire allouée à cet effet.

Le volet intervention, qui récolte la majeure partie du financement, consiste à accompagner les victimes sur le plan psychosocial, médical, policier et judiciaire à la suite d'agressions. » 

De méchantes langues ne manqueront pas de noter que les calacs restent les « spécialistes » provinciaux dans ces domaines respectifs. Et voilà comment une opération de marketing social rondement menée permet à des idéologues de retirer les marrons du feu. Vingt-six millions, c’est quand même pas de la roupie de sansonnet.

Et les gogos applaudiront...