samedi 22 juillet 2017

Transgenre transférée dans une prison pour femmes : bonne idée ?

Les médias l’ont présentée comme une transgenre puisque Fallon Aubee se définit depuis longtemps en tant que femme, mais il n’en reste pas moins que morphologiquement parlant, nous avons affaire à un homme.  Si j’ai un conseil à donner à Guy Turcotte - ou à ses avocats - c’est de se découvrir une vocation identique à celle de « Mme » Aubee afin de se voir transféré dans une prison où les conditions de détention seront sans doute plus clémentes que celles qu’il connaît.

Fallon Aubee, transgenre
Ainsi, la… détenue en question purge en ce moment une peine d’emprisonnement à Mission, en Colombie-Britannique, pour un meurtre au premier degré commis en 2003. Elle n’a pas caché sa joie en apprenant qu’elle sera transférée dans une prison pour femmes, l’identité de genre choisie ayant désormais préséance sur le sexe de l’individu aux yeux du Service correctionnel du Canada.  Espérons que ses futures codétenues partagent déjà son enthousiasme.

Une première nationale

Fallon Aubee affirme avoir subi de la discrimination fondée sur son orientation de genre ; violences corporelles, insultes et menaces diverses.  C’est donc une prison pour femmes de la vallée du Fraser qui aura l’honneur de participer à la rédaction de cette nouvelle page d’histoire des luttes aux discriminations.

C’est dans le sillage du lancement d’une nouvelle politique d’accommodements, en janvier dernier, à Kingston, Ontario, par le premier ministre Justin Trudeau, que cette première nationale s’inscrit.  Cette mesure inclut les transgenres incarcérés.  Il s’agit là d’une attitude tout à fait cohérente si l’on songe que M Trudeau est déjà allé jusqu’à abolir la mesure instaurée par Stephen Harper visant à faire perdre leur nationalité canadienne aux immigrants reconnus coupables de terrorisme. 

Or jadis il fallait qu’un transsexuel ait subi une intervention chirurgicale en vue de son genre d’adoption pour se voir accorder un transfert vers une autre prison.  Désormais, la parole du détenu devrait suffire.  On ose espérer qu’une étude de dossier approfondie effectuée par du personnel qualifié et sans complaisance précédera l’autorisation du transfert.  Il est question d’étudier ces demandes  « au cas par cas. » Nous voilà rassurés...
Un choix sans risques ?
Tout cela est bien joli en théorie, mais quelles seront les conséquences d’un tel changement d’orientation… judiciaire ?  Mme Aubee a beau se vouloir femme mais il faut bien davantage que cette motivation pour en devenir une au même titre qu’un femme cis genre, c’est-à-dire née comme telle et en harmonie avec son sexe biologique.
Supposons un affrontement entre détenues, ce qui arrive.  Si Mme Aubee pète sa coche ou, tout simplement, se défend légitimement d’une attaque initiée par l’une de ses consœurs, sa force physique, en principe supérieure, stimulée par sa testostérone, ne constituent-elles pas des facteurs de risques d’impact physique accru ?  Après tout, nous parlons d’une personne reconnue coupable d’un meurtre avec préméditation, donc par d'une enfant de chœur.
Une boîte de Pandore ?
La question des transgenres monopolise beaucoup d’espace médiatique par les temps qui courent, comme si l’avenir de l’humanité dépendait de la possibilité de ne pas identifier un nouveau-né par son sexe, du refus de souhaiter la bienvenue par « Mesdames et Messieurs », de l’urgence de choisir ses toilettes, vestiaires ou douches en fonction de son genre et non plus de son sexe et du rejet des pronoms « il » ou « elle » par une personne qui refuse une étiquette « genrée ».

On voit désormais des jeunes de 12 ou 13 ans entreprendre des traitements hormonaux en vue de leur genre apparemment souhaité, en attendant une éventuelle chirurgie qui les « délivrerait » de leur sexe d’origine.  J’ai souvent l’impression qu’on joue aux apprentis sorciers dans un domaine où, « études » de genres à l’appui, on improvise sans cesse sous la pression de lobbies stridents et culpabilisants.  Le temps risque de révéler les conséquences inquiétantes d’une « évolution » précipitée qui aurait gagné à plus de prudence et de discernement. 

samedi 15 juillet 2017

Seins nus : et si leur exposition exprimait un nouveau puritanisme ?

Le sujet des seins nus dans les lieux publics, en soi anodin, n’en suscite pas moins les passions dans les médias et les réseaux sociaux : faut-il autoriser les femmes à se promener la poitrine dénudée dans l’espace public ?  Cette question a refait surface récemment alors qu’une citoyenne de Cornwall, en Ontario, a jugé opportun de porter plainte au Tribunal des droits de la personne parce que cette ville interdit aux femmes de s’afficher les seins nus dans les piscines publiques.

La nudité, pour lutter contre les mauvaises pensées ?
Or, comme la soi-disant prude Ontario autorise les femmes à se promener les seins nus dans les lieux publics depuis 1996, la plainte, au strict plan légal, est tout à fait fondée.  En est-il autant au plan du bon sens, compte tenu du fait que les piscines restent des lieux familiaux où s’ébattent les enfants ? C’est une autre question et même l’argument principal des opposants à cette mesure présumément évoluée.  Selon un reportage de TVA, une majorité des usagers du site Village vacances Valcartier souscrit à ce point de vue, mais un sondage serait le bienvenu. 

Les seins, n’y voyez rien de sexuel…

En lisant les arguments des pro-seins à l’air, l’un d’eux, plus particulièrement, ne peut faire autrement que de retenir l’attention : les seins n’ont aucune connotation sexuelle, et n’auraient pour seule fonction que de nourrir les nouveau-nés.  Vous avez bien lu.  Bref, Messieurs, si vous trouvez bandante une belle paire de seins bien ferme et pire, que vous éprouvez du plaisir à la caresser ou à en lécher les mamelons, vous êtes victimes d’une illusion.  Les seins de votre blonde ou son dentier, aucune différence !

Quant à vous Mesdames, si vous considérez votre poitrine comme une zone érogène sensible, vous êtes une pervertie !  Votre poitrine ne doit servir qu’à des fins de sustentation de votre bébé et à rien d’autre.  Si vous éprouvez du plaisir sexuel à vous faire peloter par votre conjoint ou votre amant, vous tombez sous le joug d’une « construction sociale » qui érotise ce qui ne doit pas l’être !  Un rendez-vous avec Jocelyne Robert (Aucun jeu de mots argotique ici…), ça presse !

Dans cette optique, une poitrine de femme dénudée ne doit pas plus inspirer de désir ni avoir plus d’impact érotique qu’une bedaine de bière masculine.  À ce que j’ai compris, par contre, un homme qui montre publiquement son pénis est un exhibitionniste, tandis qu’une femme qui affiche ses seins est émancipée.  Pourquoi cette distinction ?  Eh oui, le pénis est un organe reproducteur, donc sexuel, et les seins sont des organes nourriciers, donc asexués.  Comme tout devient clair, une fois expliqué…

Montrez ces seins que je ne saurais voir…

En clair, si je me fie aux arguments des pro seins à l’air, plus on verra de seins, et moins ils auront de dimension érotique.  Voir une poitrine de femme sera aussi stimulant sexuellement que le nez au milieu du visage.  En éteignant ainsi le désir, les hommes et les femmes marcheront main dans la main dans la lumière d’une humanité progressiste, évoluée, désexualisée, bien loin des mauvaises pensées que suscitent inexorablement les seins dissimulés.  Bandant, ce projet de société…

Ceux-là n'ont vraiment aucun érotisme...
Alors que je me suis fait traiter de puritain et pire, de pro islamiste, parce que je trouve que les seins, comme la religion, appartiennent à l’espace privé, j’affirme au contraire que je considère que l’érotisme est une dimension essentielle des relations hommes femmes et que, sans une part de mystère, il fout le camp.

Qu’en est-il, pour les pro seins à l’air, des jeux de séduction, de la lente progression des regards, des touchers, des rires, de l’apprivoisement, des premières caresses, des premiers baisers, des premières étreintes, des premières relations complètes, des premiers orgasmes ?  Me semble qu’on se dirige vers une sexualité où faire l’amour sera aussi passionnant que de cirer son auto…

Lueur d’espoir, cependant, pour l’avenir de la sexualité humaine : dans les villes et les pays européens où les femmes peuvent se promener les seins nus, très peu le feraient.  Du point de vue des pro seins à l’air, ces femmes majoritaires ne réalisent pas leur oppression puritaine.  Du mien, la pudeur et le respect de soi son parfaitement compatibles avec la sexualité la plus passionnée et avec l’érotisme, quand ils ne les stimulent pas.  Mais je suis un sale fasciste réactionnaire…

mercredi 12 juillet 2017

15 fausses accusations : Jemma Beale, nouvelle égérie de la « culture du viol »...

Si vous croyez avoir tout vu avec les trois menteuses à l’origine du procès injustifié de Gian Ghomeshi et l’errance mentale d’une Alice Paquet dans l’affaire Gerry Sklavounos, vous n’êtes pas au bout de vos peines.  Une soi-disant lesbienne britannique, Jemma Beale, 25 ans, vient d’être reconnue coupable d’avoir porté 15 fausses accusations de viols et d’agressions sexuelles en trois ans. 

Comment croire pareille victime en série ?
Comme si ce n’était pas suffisant, Mahan Cassim, un homme sans reproche, a été incarcéré pendant sept ans à cause d’elle.  Il vient d’être libéré.  En fait, il aurait eu des relations sexuelles consenties avec son accusatrice pour des raisons qui se dérobent à l’entendement (voir photos).

Une « victime » en série…

Il y a de quoi se demander comment il se fait que la justice britannique ait tant tardé avant de douter de la parole d’une plaignante aussi peu crédible.  Car enfin aucune complaisance n’aura été refusée à cette jeune femme assez massive pour dissimuler l’abominable homme des neiges.  On veut bien croire que la perversité prend parfois pour cible des victimes pour le moins inusitées, mais tout de même…  Une fois, deux fois passent encore, mais 15, c’est beaucoup demander à l’imagination, même juridique.

Beale, qui se présentait comme une lesbienne vierge de tout homme avant sa première « agression », a piqué une crise lorsque la poursuite du tribunal de Southwark lui a rappelé qu’elle avait entraîné deux hommes dans un garage à des fins sexuelles.  Elle a de plus été accusée de parjure une fois confrontée à l’affirmation selon laquelle elle aurait eu des relations sexuelles régulières avec un petit ami durant son adolescence.

Sans doute faut-il conclure à la difficulté de déterminer son orientation sexuelle chez une fille du Middlesex… 

Mythomanie, quand tu nous tiens...

Les sévices imaginaires de Jemma ont donc commencé en novembre 2010 avec Mahan Cassim, mentionné plus haut, qui a eu le malheur de la reconduire chez elle après des ébats consentis : sept ans de malheur ont été la rançon de sa galanterie et de ses goûts déconcertants.

Des accusations de taille...
En juillet 2012, ce fut au tour de Noam Shazad de se voir accusé de l’avoir attirée dans un viol collectif.  La confiance de M Shazad envers la justice britannique était telle qu’il quitta le pays sans demander son reste.  Enfin, six autres hommes eurent le douteux honneur de faire l’objet d’accusations mensongères de la part de Beale en 2013.

Cette dernière affirma alors que deux étrangers l’agressèrent près de son domicile à Ashford, dans le Middlesex.  Deux mois plus tard, elle affirmait s’être à nouveau retrouvée le centre d’intérêt d’un viol collectif à Felktham, à l’ouest de Londres.  Ces nouvelles accusations impliquaient quatre agresseurs la menaçant d’une machette !  Sans doute les autorités commencèrent – enfin – à s’interroger sur la crédibilité de la plaignante puisque deux « agresseurs » identifiés par elle, Luke Williams et Steven McCormack, une fois arrêtés et interrogés, ont été relâchés sans qu’aucune accusation ne soit portée.

La poursuite devait démontrer que Beale avait eu en fait des rapports sexuels consentis avec Williams, sans aucun autre homme impliqué, mais qu’elle souhaitait causer des problèmes à McCormack pour des raisons indéterminées. 

« On vous croit, on vous croit, on vous croit… »

Parmi les affaires récentes d’accusations mensongères qui émergent péniblement dans certains médias et qui restent ignorées du plus grand nombre, celle-ci reste la plus spectaculaire.  Dommage que nos journalistes n’en parlent pas.  J’aimerais bien que l’un d’entre eux interroge une représentante du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et lui demande s’il faut vraiment toujours croire aussi inconditionnellement les plaignantes.  En Grande-Bretagne comme au Québec, sont-elles toujours aussi bafouées que ces intervenantes l’affirment ?

Stéphanie Tremblay, porte-parole de cet organisme, a récemment eu le culot de déclarer en entrevue à TVA : « On sait que la majorité des Canadiens et Canadiennes ne savent pas nécessairement qu’est-ce qu’un consentement libre et éclairé. »  Difficile d’être plus condescendante pour ne pas dire davantage.  On pourrait demander à Mme Tremblay si des mythomanes comme Jemma Beale ne partagent pas cette ignorance présumée.  Sans doute faut-il quand même toujours les croire ?

samedi 1 juillet 2017

Une - autre - victime de détournement majeur de la part d’un ado !

Avertissement : ce billet, bien qu’inspiré d’un événement réel, est une « fake news » rédigé avec la plus insouciante préméditation.  Prière de savoir y déceler le second degré, si possible, bien sûr…

Mesdames, cet ado pourrait être votre ennemi !
La perversité masculine frappe de plus en plus jeune les femmes naïves et sans défense trop naturellement tournées vers ce que l’humanité a de plus noble et de plus élevé.  La preuve, ce nouveau fait divers nous apprenant qu’un adolescent américain a, pendant trois ans, abusé sexuellement de Marissa Mowry, une femme de 25 ans, au point de lui faire un enfant ! 

Le geste est d’autant plus indigne que le coupable d’une telle monstruosité n’était âgé que d’à peine 11 ans lorsque les sévices ont commencé !  C’est s’engager bien tôt sur la pente abrupte de l’oppression systémique par la dépravation systématique !

Des agressions endémiques

Cette nouvelle attaque est d’autant plus révoltante qu’elle survient dans un contexte si particulier où un nombre sans cesse croissant de femmes majeures et vulnérables se voit abusé sexuellement par des jeunes adolescents, quand il ne s’agit pas d’enfants !  Oui, chers amis, la domination masculine n’a pas d’âge et frappe sans merci des dames respectables et sans malice, les précipitant vers des abîmes de désolation et d’errance mentale dont elles ne ressortiront certes pas indemnes, contrairement à leur agresseur, né pervers.

N'en n’avons-nous pas assez vues, de ces enseignantes abusées et leurrées par des garçons dépravés et machiavéliques, qui ont profité d’une tendresse toute maternelle pour assujettir des êtres dénués de la plus petite intention sexuelle à leurs lubriques desseins, à leurs retors projets, à leur dégradante débauche hétérosexuelle ?

« On vous croit ! »

Concerné et consterné au plus haut point par la progression dévastatrice de cette problématique endémique, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel lance un cri d’alarme à nos dirigeants afin que ces femmes abusées trouvent chez leurs groupes membres soutien et réconfort :
 
«  Les victimes de détournement majeur sont en nette croissance et nous ne disposons pas de suffisamment de ressources pour leur venir en aide.  Non seulement elles sont victimes d’abus évidents, mais elles ont honte de demander de l’aide, se sentant injustement condamnées par une société patriarcale cis genre hétérosexiste et hétéronormative. 

« Elles souffrent en silence, dans la désolation et la honte, mais leurs agresseurs s’en tirent sans jugement, ni condamnation, protégés par leurs privilèges phallocrates.  C’est une honte !  Quand ces survivantes nous disent en pleurant qu’elles sont victimes, nous prenons fait et cause pour elles et leur répétons ‘’ On vous croit ! ‘’ »

Interrogée à savoir quelles pistes de solution son regroupement envisage, une porte-parole a répliqué avec ferveur : « Des sous, quelle question ! » 

Des manipulateurs qui passent pour victimes…

Tania Pontbriand, enseignante victime d'un ado...
Au RQCALACS, pas question d’inverser les rôles et de faire passer les agresseurs pour les victimes.  Cette position est d’autant plus inébranlable que cet organisme si méritant a excommunié un de ses groupes membres et en a « démissionné » deux autres pour avoir osé offrir leurs services à des supposées victimes masculines.[i]  De qui se moque-t-on, je vous le demande !  Autant imaginer des nazis soi-disant sans défense jetés dans des fours crématoires par des Juifs psychopathes, un coup parti !

Pas de doute qu’il existe encore des tabous entourant l’oppression des femmes par les hommes de tout âge et qu’il y a encore bien du chemin à parcourir avant que ces abus ne soient enfin reconnus et éradiqués.  Comment y arriverons-nous, si nous continuons à fermer les yeux sur les filouteries délibérées et froidement vicieuses ourdies par des mâles qui se barricadent derrière leur jeunesse pour opprimer leurs victimes ?

Une seule solution envisageable : croyons sans nous - ni les - interroger les victimes, châtions sans complaisance les coupables !



[i] Fait authentique.  Lire ce billet.

jeudi 8 juin 2017

Perverse narcissique ? Un jeune homme aurait été poussé au suicide…

La vie est pleine d’étonnantes coïncidences.  Au moment même où l’acteur Jim Carrey se voit accusé d’avoir poussé au suicide son ex-conjointe par un ex-mari aux motivations plus que suspectes, voilà que les médias nous révèlent une sordide histoire mettant en scène une jeune femme qui aurait vraiment commis ce dont le comédien est accusé.

Plus besoin d'ennemis avec une blonde comme M Carter...
J’entends déjà mes détracteurs : « Évidemment, quand un homme est accusé, il est innocent, quand c’est une femme, elle est coupable ! »  Attendez de voir les faits.  Si, pour le moment, rien de ce qui a été diffusé dans les médias ne permet de conclure à la culpabilité de Jim Carrey, il en va tout autrement pour Michelle Carter, dont les agissements médiatisés, s’ils ont bel et bien été commis, ont de quoi donner froid dans le dos.

Des texto qui parlent d’eux-mêmes…

Michelle Carter, une Américaine de 20 ans, est accusée d’homicide involontaire sur la personne de son petit ami, Conrad Roy III, alors âgé de 18 ans, pour l’avoir encouragé à mettre fin à ses jours il y a trois ans.  Soulignons ici que le jeune homme n’était atteint d’aucune maladie physique mais songeait au suicide depuis plusieurs mois en raison de problèmes familiaux.

Selon la BBC : « Elle (Carter) s’est servie de Conrad comme d’un pion, » a affirmé la procureure adjointe de district, Maryclare Flynn, précisant que l’accusée voulait attirer l’attention sur elle à titre de ‘’ petite amie éplorée ‘’.

« Elle a effacé ses doutes (de Roy) un à un, l’a assuré que sa famille comprendrait ses motifs, a fait des recherches sur les moyens d’en finir et l’a rassuré sur ses chances de succès tout en le poussant à cesser de remettre son projet à plus tard, se moquant de ses hésitations, a affirmé la procureure. »

Les textes par lesquels Carter a persuadé Roy de se supprimer, présentés au bureau du procureur local du comté de Bristol, Massachusetts, ont de quoi glacer le sang :

« Tu as besoin de le faire, Conrad.  Tu es mûr et préparé.  Tout ce que tu as à faire est de tourner la clé et tu seras libre et heureux. »

« Tu vas finalement être heureux au ciel.  Plus de douleur.  C’est okay d’avoir peur et c’est normal.  Après tout, tu es sur le point de mourir. »
Comme le jeune homme exprimait des doutes, elle renchérissait :
« Je pensais que tu voulais le faire.  Le moment est propice et tu es prêt… Tu n’as qu’à le faire, babe…  Plus de procrastination, plus d’attente. »
Ses derniers moments
Michelle Carter et Conrad Roy III
Le jour même de sa mort, Conrad Roy s’est rendu sur la plage de Westport, avec sa mère et ses sœurs.  Il leur a acheté des crèmes glacées, fait des plaisanteries sur les costumes de bain tout en leur parlant d’une bourse d’études qu’il venait de gagner et de ses projets d’avenir. 
C’est pourtant cette même journée du 13 juillet 2014 que le jeune homme a été retrouvé mort, empoisonné dans son véhicule par du monoxyde de carbone, dans le stationnement d’un Kmart de Fairhaven.  Une conversation téléphonique a démontré que Roy hésitait toujours, allant même jusqu’à sortir de l’auto empoisonnée.  Implacable, Carter lui ordonna : «Get the f*** back in the car. »
Une bonne action en entraînant une autre, Michelle Carter a lancé une campagne de financement en soutien à la sensibilisation sur la santé mentale en plus d’organiser un tournoi de balle molle en l’honneur du jeune homme.  « Éplorée », elle devait écrire à sa mère : « Je l’aimais, Lynn.  Je sais que je suis jeune, mais je me voyais passer le reste de ma vie avec lui. »  Sans commentaires…

Perverse narcissique ?

J’ai récemment écrit deux chroniques sur les pervers et perverses narcissiques.  Je ne pensais pas trouver si vite un cas aussi probable.  Les pervers narcissiques sont des vampires relationnels qui se nourrissent de la détresse psychologiques qu’ils entretiennent chez leur victime. 

Tous ne la mènent pas au suicide, mais ça arrive.  Dans le cas présent, la mort du jeune homme a pu représenter pour sa tortionnaire un triomphe, la manifestation d’une toute puissance sur sa victime, au point où le prix de sa victoire s’est apparenté à un sacrifice humain.    

mardi 6 juin 2017

Affaire Jim Carrey : si vous voulez quitter une conjointe dépressive…

…Il faudra y penser à deux fois si Jim Carrey est reconnu coupable d’avoir poussé au suicide son ex, Cathriona White, pour l’avoir quittée.  Le célèbre acteur pourrait même se voir reconnu coupable d’homicide par imprudence… C’est aussi absurde et tragique que ça en a l’air.
  
Jim Carrey, accusé
Selon le Figaro : « L'acteur est soupçonné d'être la cause de cet acte de désespoir. Apparemment dépressive après s'être séparée de Jim Carrey en 2015, la jeune femme a expliqué dans une lettre d'adieu que cette rupture l'avait poussée à mettre fin à ses jours. »

Voilà.  Il n’en fallait pas moins pour qu’une justice prédatrice, manœuvrée par une famille aux motivations suspectes, se serve d’un drame conjugal pour tenter de condamner une riche vedette et surtout d’ouvrir un nouveau marché.  Le sexe de la défunte a sans doute pesé lourd dans la décision de poursuivre, d’autant plus qu’elle concerne une situation impliquant deux ex conjoints, un terrain propice à bien des abus juridiques. 

Gageons par ailleurs que si Brad Pitt s’était suicidé après sa rupture avec Angelina Jolie, les chances de la famille de l’acteur de convaincre un juge d’intenter un procès à l'actrice n’auraient aucune chance d’aboutir.

Les faits

Toujours selon le Figaro : « Cathriona White s'était donné la mort le 28 septembre 2015 en absorbant de l'Ambien (un somnifère), du Percocet (un antidouleur) et du Propranolol pour lutter contre les crises de panique. Les médicaments auraient été achetés par Jim Carrey sous un faux nom. Une pratique tout à fait courante aux États-Unis pour conserver l'anonymat des vedettes, mais un motif suffisant pour la famille de douter de sa probité. »

En clair, tous les moyens et tous les prétextes sont bons pour profiter de la mort tragique de la jeune femme.  Malgré la taille des ficelles d’une poursuite qualifiée à juste titre de malveillante par l’avocat de Carrey, et la demande de celui-ci d’abandonner les charges contre l’acteur, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles est resté inflexible.  Le procès, qui devrait durer une vingtaine de jours, débutera le 26 avril 2018.

« What’s love got to do with it ? »

Si la justice de Los Angeles fait piètre figure dans cette histoire qui n’aurait jamais dû commencer, la mère de la défunte et, surtout, l’ex-mari de celle-ci, ne se mériteront certainement pas un appui populaire massif. 

Selon le Figaro : «Ces accusations sont portées par Mark Burton, l'ex-mari de Cathriona White. Jim Carrey y a répondu en révélant que cette relation n'était qu'un mariage blanc pour que sa compagne puisse obtenir des papiers. Il a aussi été révélé que Burton fait partie de la secte de l'église scientiologique américaine. »  Si l’acteur dit vrai, les motivations de Burton d’intenter poursuite sont aussi douteuses que celles pour lesquelles il a contracté un mariage blanc.  Comme le chante Tina Turner : « What’s love got to do with it ? »

Burton accuse Carrey d’avoir été au courant des idées suicidaires de White et d’avoir utilisé un système de caméras pour l’espionner.  Et si ce dispositif, s’il a jamais existé, avait été installé précisément pour prévenir une tentative de suicide ?  Et depuis quand le fait d’être au courant d’idées suicidaires devient une garantie et une obligation absolues d’empêcher le passage à l’acte ? 

Cathriona Withe et son « dévoué » ex-mari, Mark Burton...
Peut-on par ailleurs supposer un seul instant qu’une femme équilibrée et saine d’esprit ait pu se voir transformée en épave suicidaire au contact d’un amoureux, célèbre ou non ?  Carrey a affirmé que les problèmes de son ex «remontaient bien avant notre rencontre, et malheureusement, personne n'a été en mesure d'avoir le contrôle sur sa fin tragique. J'espère vraiment qu'un jour prochain, les gens arrêteront d'essayer de tirer profit de ça et la laisseront reposer en paix».

Une sale histoire que tout ça, impliquant une parodie de justice initiée par un homme aux motivations plus que douteuses.  Carrey n’avait pas assez de vivre un deuil qui pouvait le culpabiliser et l'accabler, il fallait encore que le système judiciaire américain en rajoute. 

Sans banaliser les souffrances de l'acteur, le plus grave dans cette affaire reste les conséquences qu’une jurisprudence le condamnant pourrait avoir sur la possibilité de poursuivre un veuf après le suicide de sa conjointe, même dans le cadre de notre système judiciaire.  La justice invoquera la nécessité de châtier les coupables, un prétexte qui ne servira qu’à justifier l’ouverture d’un nouveau marché sur le dos de la misère humaine…

lundi 5 juin 2017

Une journaliste soi-disant victime de « propos dégradants »...

Dans une manchette parue le 2 juin dernier avec pour surtitre « Propos dégradants concernant une journaliste », on aurait pu s’attendre à des commentaires injurieux, méprisants, sexistes ou grossiers.  La journaliste en question, Monic Néron, « ciblée par des propos dégradants émis par un enquêteur de la police de Laval », nous dit TVA, semblait toujours sous le choc desdits propos.

Monic Néron, vraiment victime ?
Voici maintenant les faits, tels que rapportés par le même média : « Dans un affidavit, un enquêteur a avancé qu’un policier lui aurait coulé de l’information parce qu’il voulait coucher avec elle. Dans un communiqué émis hier, la police a indiqué «déplorer» ces propos, mais ne présente pas d’excuses à proprement parler. »  Franchement, je ne vois pas pourquoi elle devrait.
«(…) Non seulement on a dit ça, mais on l’a écrit dans un affidavit, et ça s’est rendu jusqu’à un juge, qui a signé ça. Qui plus est, une fois qu’on a eut écarté cette option, on l’a laissé dans des affidavits subséquents, déplore la journaliste. »
Et après ?
J’ai beau chercher dans cet article ce qui a bien pu à ce point insulter Mme Néron, je ne trouve pas.  Un enquêteur aurait voulu coucher avec elle, bon, ça arrive, la nature étant ce qu’elle est.  Qu'il aurait souhaité échanger de l’information privilégiée contre des faveurs sexuelles, c’est nettement plus grave au plan de la déontologie et de l’éthique policières, à condition, bien sûr, que ces faits se sont produits.  Si donc une telle affirmation met quelqu’un dans l’eau bouillante, c’est l’enquêteur et non la journaliste.
Tout ce qu’on sait, c’est que le policier aurait voulu « coucher avec elle » et non qu’il était parvenu à ses fins.  Il me semble que si tel avait été le cas, l’affidavit aurait été explicite sur une question aussi incriminante.  Le fait que de l’info ait été « coulée » n’indique en rien que des rapports sexuels auraient été consentis s'ils avaient été sollicités.
Parce qu’elle est une femme…
Cette « nouvelle » n’aurait pas été complète sans une prise de position engagée dénonçant le « machisme » policier : « Elle (Mme Néron) souligne aussi que c’est inquiétant de voir comment on considère les femmes dans certaines strates du département des enquêtes à Laval. »
Le média renchérit : « (…) Mais comme elle est une femme, on a suggéré que c’était possiblement parce «qu’elle couche avec lui». Une situation «insultante» et «injuste», parce qu’on n’aurait jamais dit ça de ses collègues masculins.  La majorité des policiers étant, comme les hétérosexuels, majoritaires, on peut comprendre…
La police de Laval a-t-elle vraiment été sexiste ?
La journaliste ajoute : «Si les policiers me font confiance, ou si je suis capable de sortir un scoop une fois de temps en temps, c’est nécessairement parce qu’il y a autre chose qui se cache derrière ça, ironise-t-elle. Ça ne peut pas être parce que je fais bien mon travail, parce que je me promène du matin jusqu’au soir dans les palais de justice. C’est sûr que non...»
Personnellement, je ne serais pas surpris que certains policiers, entre eux, se livrent à ce genre de commérage, mais en ce qui concerne les documents officiels, la probité de Mme Néron n’est nullement en cause.  Je le répète : si quelqu’un pâtit de cet affidavit, c’est le policier qui aurait éventuellement voulu coucher avec la journaliste.
Le respect des faits
Prenons pour hypothèse que l’auteur de l’affidavit incriminant ait de bonne foi constaté qu’un policier ait coulé des renseignements privilégiés en espérant obtenir des faveurs sexuelles, aurait-il dû taire une information aussi importante pour épargner la susceptibilité de Mme Néron ?  Après tout, il était question de souligner un manquement grave à l’éthique du policier.  L’auteur aura commis une seule erreur : ne pas insister sur le fait qu’aucune faveur sexuelle n’aurait été accordée.   Mais pouvait-il être aussi catégorique ?
Dernière observation : l’affidavit incriminant relevait de la gestion interne du corps policier.  En médiatisant une telle tempête dans un verre d’eau, Mme Néron ne risque-t-elle pas d’étendre au grand public une information qui aurait dû rester confidentielle, avec tous les commérages qu’elle pourra susciter ?  Il peut y avoir un prix à payer à tant vouloir attirer sur soi l’attention en jouant la carte de la dignité outragée…